
Les propriétaires doivent respecter les lois sur les droits de la personne dans leurs relations avec les locataires.
La loi sur les droits de la personne aide à protéger tout le monde contre la discrimination en matière de logement. Que vous soyez locataire, que vous viviez dans une copropriété divise (strata) ou que vous achetiez une maison, vous ne pouvez pas être traité injustement ou de façon inéquitable en raison de certains aspects de votre identité, comme votre race, votre sexe ou tout handicap. Apprenez à reconnaître la discrimination et les mesures à prendre si vous faites l’objet de discrimination en matière de logement.
Avertissement
Cette page décrit des expériences de discrimination. Elle pourrait faire ressurgir des souvenirs ou des émotions difficiles ou traumatisants.
Ce que vous devriez savoir
Il y a discrimination lorsqu’une personne est mal traitée ou traitée injustement en raison de certains aspects de son identité, comme sa race ou son sexe. La loi appelle cela des caractéristiques protégées.
En vertu du BC Human Rights Code, les caractéristiques protégées comprennent :
votre race, votre couleur, votre ascendance ou votre lieu d’origine
votre identité autochtone
votre sexe, votre orientation sexuelle, ou votre identité ou expression de genre
toute déficience physique ou mentale
votre religion
votre état matrimonial
votre situation familiale, par exemple si vous avez des enfants
votre âge
toute source légale de revenu, y compris l’aide au revenu
Certains critères
Les trois derniers éléments de la liste sont des caractéristiques protégées dans certaines situations, mais pas dans d’autres :
Si vous êtes locataire, la situation de famille, l’âge et la source légale de revenu sont des caractéristiques protégées. Mais il existe certaines exceptions concernant la situation de famille et l’âge, que nous expliquerons sous peu.
Si vous vivez dans une copropriété divise (strata), la situation de famille et l’âge sont des caractéristiques protégées. Mais la source légale de revenu ne l’est pas.
Si vous achetez une propriété, ni la situation de famille, ni l’âge, ni la source légale de revenu ne sont des caractéristiques protégées.
La discrimination peut prendre plusieurs formes
Il peut y avoir discrimination lorsqu’une personne est mal traitée en raison d’une caractéristique protégée. Par exemple, si un propriétaire refuse de louer à un couple parce qu’il a de jeunes enfants.
La discrimination peut aussi être moins directe. Parfois, une politique ou une pratique qui s’applique à tout le monde peut avoir un effet discriminatoire sur certaines personnes. Par exemple, pensons à une personne qui vit dans une copropriété divise (strata) et qui utilise un fauteuil roulant. Il n’y a pas de rampe vers une aire commune, donc elle ne peut pas y accéder. Cela pourrait être de la discrimination. En raison de son handicap — une caractéristique protégée — cette personne est désavantagée par un service dont la copropriété divise est responsable — l’entretien des biens communs.
Parfois, les systèmes avec lesquels vous interagissez peuvent fonctionner d’une manière qui vous discrimine. Cela s’appelle la discrimination systémique. Cela comprend des règles, des politiques, des attitudes et des structures qui avantagent certains groupes et en désavantagent d’autres. Ici, nous expliquons la discrimination systémique plus en profondeur.
L’intention n’a pas d’importance
La discrimination n’a pas besoin d’être intentionnelle. C’est l’impact du traitement sur une personne qui est important.
Le contexte compte
La loi de la C.-B. protège les personnes contre la discrimination dans trois domaines liés au logement : la location d’un logement, la vie dans une coopérative ou une copropriété divise (strata), et l’achat d’une maison. Nous examinerons chacun à tour de rôle.
Selon la loi de la C.-B., vous êtes protégé contre la discrimination lorsque vous louez un logement. Vous ne pouvez pas être mal traité ou traité injustement en raison d’une caractéristique protégée. Cela s’applique à toutes les étapes d’une location, y compris la conclusion d’un contrat de location, les modalités et conditions de votre location, et l’éviction.
Ce qui constitue de la discrimination
Il doit y avoir un lien entre le fait d’être mal traité ou traité injustement et une caractéristique protégée. Cela peut être assez clair — par exemple, si un propriétaire dit qu’il vous évince parce que vous recevez de l’assistance sociale. Ce serait de la discrimination fondée sur une source de revenu licite. (Notez que cette caractéristique protégée s’applique aux situations de location, mais pas aux copropriétés divises (stratas) ni à l’achat d’un logement.)
D’autres fois, vous pouvez peut-être déduire qu’une caractéristique protégée est un facteur. Disons qu’un propriétaire refuse de louer à une mère monoparentale avec deux enfants. Mais la semaine suivante, le propriétaire loue à un couple sans enfants. Cela pourrait être de la discrimination fondée sur la situation de famille.
La caractéristique protégée n’a pas besoin d’être la raison principale ni la seule raison de la façon dont vous êtes traité. Il suffit qu’elle soit un facteur dans la façon dont vous êtes traité.
Les propriétaires ont aussi le devoir de vous protéger contre la discrimination. Disons qu’un locataire voisin fait des commentaires racistes envers vous et votre famille. Cela pourrait être de la discrimination fondée sur la race ou la couleur. Si vous en parlez à votre propriétaire et qu’il ne fait rien pour y mettre fin, il pourrait être tenu responsable de la discrimination.
Quelques exceptions
Il existe certaines exceptions à l’application des lois sur la discrimination dans les situations de location. Par exemple, la discrimination peut être justifiée si la personne qui loue un espace partage les installations pour dormir, la salle de bain ou les installations de cuisine avec le locataire.
Autre exemple : la discrimination fondée sur l’âge ou la situation de famille peut être justifiée si tous les logements d’un immeuble résidentiel sont réservés à la location à des personnes âgées de 55 ans ou plus.
Le BC Human Rights Tribunal (Tribunal des droits de la personne de la C.-B.) explique ces exceptions et d’autres.
Les locataires ont des droits en vertu des lois sur la location résidentielle de la C.-B.
Les locataires sont protégés par le Human Rights Code. Ils sont aussi protégés par la loi sur la location résidentielle de la C.-B. Si vous avez un différend avec votre propriétaire, l’une de vos options est de déposer une plainte auprès du Residential Tenancy Branch (Tribunal administratif du logement). C’est l’organisme gouvernemental qui applique les lois sur la location. Consultez notre contenu sur la location.
« Peu après avoir emménagé dans mon condo, j’ai commencé à avoir des problèmes respiratoires. Mon médecin a reconnu que je faisais une réaction allergique au tapis. J’ai communiqué avec mon conseil de la copropriété. J’ai demandé une exemption au règlement de la copropriété divise exigeant un type de tapis particulier dans tous les logements. Ils ont accepté de m’accommoder et ont installé un tapis hypoallergène. »
– Anthony, Abbotsford, C.-B.

Selon la loi de la C.-B., vous avez le droit d’être à l’abri de la discrimination lorsque vous accédez à des services habituellement offerts au public. Comme les syndicats de copropriété offrent des services à leurs membres, cette loi s’applique à eux. Cela signifie que les copropriétés divises (strata) ne doivent pas faire de discrimination dans la prestation de leurs services, par exemple :
l’accès à l’immeuble ou aux aires communes
l’utilisation des systèmes d’interphone
l’application des règlements ou des règles, par exemple sur les animaux de compagnie, le tabagisme, les types de revêtement de sol ou les couvre-fenêtres, etc.
Ce qui constitue de la discrimination
La copropriété divise (strata) ne peut pas vous traiter mal ou injustement en raison d’une caractéristique protégée. Il doit y avoir un lien entre le fait d’être mal ou injustement traité et une caractéristique protégée. Ce lien peut être explicite — par exemple, si un membre du conseil de la copropriété utilise une insulte raciste à votre égard.
Mais souvent, c’est plus subtil. Vous devrez peut-être déduire qu’il y a un lien. Supposons que vous souffriez d’asthme et que votre voisin fume souvent sur son balcon. La fumée entre dans votre unité. Elle aggrave votre état et vous cause des quintes de toux. Vous signalez le problème à votre copropriété divise (strata), mais elle ne fait rien. Cela pourrait être de la discrimination. En raison de votre état de santé, vous subissez les effets négatifs des règles sur le tabagisme, que la copropriété divise (strata) est responsable de faire appliquer.
Une copropriété divise (strata) ne peut pas se fonder sur le vote de ses membres pour éviter ses obligations
Les copropriétés divises (strata) ont une obligation d'accommodement envers les propriétaires qui subissent un désavantage en raison de qui ils sont. (Nous expliquons ci-dessous l’obligation d’accommodement.) Parfois, les changements nécessaires pour accommoder une personne sont impopulaires auprès des autres propriétaires. Par exemple, des propriétaires sans handicap n’aiment peut-être pas l’idée d’installer une rampe dans l’aire commune pour accommoder un propriétaire qui utilise un fauteuil roulant. Pour montrer leur désaccord, ils peuvent voter contre la proposition lors d’une réunion de copropriété.
Il est important de comprendre que la copropriété divise (strata) ne peut pas se fonder sur le vote de ses membres pour éviter ses obligations prévues par les lois sur les droits de la personne. Si une copropriété divise (strata) refuse de vous offrir un accommodement raisonnable simplement parce que la proposition a été rejetée lors d’une réunion, elle peut quand même avoir exercé de la discrimination envers vous. Le BC Human Rights Tribunal (Tribunal des droits de la personne de la C.-B.) offre des directives pour les copropriétés divises (strata) sur la façon de traiter les demandes d’accommodement.
Façons de soulever une question auprès de votre copropriété divise (strata)
Dans une copropriété divise (strata), tout le monde doit respecter les règlements de la copropriété divise et les règles qui établissent les conditions de vie dans la copropriété. Si quelqu’un enfreint un règlement ou une règle, vous pouvez porter plainte au conseil de la copropriété. Consultez nos conseils sur la façon de traiter avec votre copropriété pour connaître les étapes à suivre.
En vertu de la loi de la C.-B., vous avez le droit d’être à l’abri de la discrimination lorsque vous achetez une maison, un condo ou un autre bien immobilier. Vous ne pouvez pas être traité de façon négative ou injuste en raison d’une caractéristique protégée lors de l’achat du bien. Cela couvre la transaction elle-même ainsi que les modalités du contrat.
Pour qu’il s’agisse de discrimination, le mauvais traitement doit être lié à une caractéristique protégée. Cela peut être assez évident — par exemple, vous êtes asiatique et votre agent mentionne que le vendeur préférerait un acheteur local : il a dit en passant que « les Chinois arrivent et raflent toutes nos propriétés ». Ou cela peut être plus subtil, et vous ne pouvez que déduire qu’une caractéristique protégée entre en jeu. Par exemple, un vendeur revient sur sa décision d’accepter votre offre après avoir appris que vous êtes juif.
La caractéristique protégée n’a pas besoin d’être la raison principale ou la seule raison du comportement du vendeur. Il y a discrimination si la caractéristique est un facteur dans la façon dont vous êtes traité.
Si vous faites face à un désavantage en raison d’une caractéristique protégée, d’autres personnes peuvent avoir l’obligation d'accommodement envers vous. La personne qui a cette obligation doit prendre toutes les mesures raisonnables pour contrer ce désavantage.
Cette obligation s’applique à :
les propriétaires dans une location
les conseils de la copropriété
une personne qui vend une maison, un condo ou d’autres biens immobiliers
Ce que l’obligation d'accommodement exige dépend du contexte. Par exemple, cela peut vouloir dire qu’un propriétaire doit réparer un escalier pour le rendre sécuritaire pour un locataire ayant un handicap physique. Ou encore, cela peut exiger qu’une copropriété divise (strata) fasse une exception à ses règlements pour permettre à un résident de garder le chien de soutien émotionnel sur lequel il compte en raison de son handicap mental.
Parfois, l’accommodement n’est pas possible parce qu’il coûterait trop cher. Ou il pourrait y avoir des conséquences négatives pour d’autres personnes. Pour en tenir compte, l’obligation d'accommodement va seulement jusqu’au point où elle cause une contrainte excessive. La copropriété divise (strata) devra montrer qu’elle a fait tout ce qu’elle pouvait raisonnablement faire pour régler l’obstacle.
Si vous demandez un accommodement, vous devez collaborer avec l’autre partie concernée. Vous devrez peut-être communiquer certains renseignements. Par exemple, vous devrez peut-être informer votre propriétaire de vos limitations physiques pour qu’il puisse planifier des améliorations à votre logement locatif. Au bout du compte, les deux parties devront peut-être faire des compromis pour arriver à une solution acceptable. Un résultat parfait n’est pas garanti.
Options d’assistance légale gratuite ou à faible coût
Il n’est pas simple d’identifier une obligation d'accommodement et de déterminer ce qui constitue une contrainte excessive. Si vous pensez qu’une obligation d'accommodement pourrait s’appliquer à votre situation, envisagez d’obtenir des conseils juridiques. Voici quelques options d’aide juridique gratuite ou à faible coût.
Résoudre le problème
Si vous pensez avoir vécu de la discrimination, la première étape est de rassembler vos idées. Prenez des notes détaillées sur ce qui s’est passé. Faites-le dès que vous le pouvez.
Assurez-vous de noter :
Ce qui s’est passé : décrivez la façon dont vous avez été traité injustement.
Pourquoi vous pensez que c’est arrivé : la caractéristique protégée qui, selon vous, a joué un rôle dans le traitement injuste.
Les répercussions : des détails sur la façon dont cette expérience a eu un effet négatif sur votre vie.
Qui d’autre est impliqué : par exemple, qui peut appuyer votre version des faits.
Si la discrimination découle d’une politique ou d’une pratique, notez quand vous avez remarqué le problème pour la première fois. Obtenez une copie de tout règlement administratif ou de toute entente qui contient la politique ou la règle en cause.
Parfois, il peut être difficile de déterminer si vous avez subi de la discrimination. Vos réponses à ces trois questions peuvent vous aider à décider :
Une caractéristique protégée est-elle en cause? (Voir ci-dessus, sous ce que vous devriez savoir, pour les caractéristiques personnelles protégées contre la discrimination.)
Ai-je été traité d’une façon qui a eu un effet négatif sur moi?
La caractéristique protégée était-elle l’un des facteurs dans la façon dont j’ai été traité?
Vous devrez montrer que la réponse est « oui » à ces trois questions afin de démontrer que vous avez subi de la discrimination. (La caractéristique protégée n’a pas besoin d’être le seul facteur ni le facteur le plus important dans la façon dont vous avez été traité. Elle doit simplement être un facteur partiel.)
Il suffit de montrer que les faits appuient une « inférence raisonnable » de discrimination. Par exemple, si un couple noir fait une offre plus élevée qu’un couple blanc pour acheter un condo, mais que le vendeur accepte l’offre inférieure, il peut y avoir une inférence raisonnable de discrimination fondée sur la race ou la couleur.
Envisagez d’obtenir des conseils juridiques
À ce stade, il peut être très utile de parler à un professionnel du droit. Il peut vous aider à expliquer vos droits et les options qui s’offrent à vous. La BC Human Rights Clinic (clinique des droits de la personne de la C.-B.) offre une gamme de services juridiques gratuits, y compris des conseils sommaires. (Si vous êtes autochtone, vous pouvez demander à parler directement à un défenseur juridique autochtone.) Le Lawyer Referral Service (service de référence à un avocat) peut vous aider à entrer en contact avec un avocat pour une consultation gratuite de 15 minutes. Pour plus d’options, voyez ci-dessous sous Qui peut vous aider.
Si vous avez subi de la discrimination, envisagez de soulever la question avec l’autre partie concernée. Il pourrait s’agir d’un propriétaire, d’un conseil de la copropriété, ou d’une personne auprès de qui vous achetez une propriété. Il se peut qu’elle ne soit pas consciente que ses paroles ou ses gestes ont une incidence négative sur vous.
Proposez une solution au problème. Cela peut inclure de lui demander d’enlever un obstacle auquel vous faites face, ou de modifier une politique ou une pratique. Faites preuve d’ouverture d’esprit et soyez prêt à trouver un compromis raisonnable.
En C.-B., une plainte en matière de droits de la personne est déposée auprès du BC Human Rights Tribunal (Tribunal des droits de la personne de la C.-B.). Il fonctionne comme un tribunal judiciaire, mais de façon moins formelle. Si vous obtenez gain de cause, le tribunal peut rendre une ordonnance pour vous accorder une indemnité. Il peut aussi ordonner d’autres mesures de réparation. En général, vous devez déposer la plainte dans l’année suivant l’incident visé par votre plainte. Nous vous expliquons ce qu’implique le fait de déposer une plainte en matière de droits de la personne.
Obtenez de l’aide pour déposer une plainte
La Human Rights Clinic pourrait être en mesure de vous aider à déposer une plainte auprès du tribunal. La clinique pourrait aussi être en mesure de vous aider lors d’une audience.
Qui peut vous aider
Le BC Human Rights Tribunal (Tribunal des droits de la personne de la C.-B.) présente une liste d’organismes qui peuvent vous aider si vous pensez avoir subi de la discrimination. Voici quelques-uns des principaux.

BC Human Rights Tribunal (Tribunal des droits de la personne de la C.-B.)
Reçoit et règle les plaintes pour discrimination en vertu de la loi de la C.-B.

BC’s Office of the Human Rights Commissioner
Travaille sur des questions systémiques liées aux droits de la personne et informe la population sur les droits de la personne en C.-B.

BC Human Rights Clinic
Offre une assistance et une représentation gratuites aux personnes admissibles à de l’aide pour une plainte pour discrimination en vertu de la loi de la C.-B.

Cliniques de conseils juridiques d’Access Pro Bono
Des avocats bénévoles offrent 30 minutes de conseils juridiques gratuits aux personnes à revenu faible ou modeste.

Clinique juridique Everyone Legal de Access Pro Bono
Les juristes offrent des services abordables à tarif fixe pour divers problèmes juridiques de la vie courante.

BC Legal Referral Service (Service d’aiguillage juridique de la C.-B.)
Vous aide à entrer en contact avec un avocat, un notaire ou un parajuriste pour une consultation gratuite de 15 à 30 minutes afin de voir si vous voulez l’embaucher.

Répertoire juridique de la C.-B.
Cherchez un avocat par collectivité, domaine de droit ou langue parlée. De la Canadian Bar Association, BC Branch.
